Interview J.O The Corrupted

J.O THE CORRUPTED BLOW UP TEST SHOT

Hey Peeps petite interview d’un groupe que le public montréalais commence à bien connaître, J.O The Corrupted et son équipe The Hurry Up. Les trois comparses m’ont fait le plaisir de m’accord une interview dans laquelle ils livrent certains aspects de la magie qui fait leur succès.


Pouvez-vous vous présenter individuellement et l’équipe ?

Moi c’est J.O The Corrupted, avec moi tu as Prince, producteur et Samir Ayachi qui s’occupe de l’image de l’équipe.

D’où vient ton pseudo ? Peux tu nous l’expliquer ?

          J.O: Ca provient des deux premières lettres de mon nom, J et O, il est venu avec le temps. Quand j’étais gosse en cours j’avais le gilet de la paix, je ne me m’occupais jamais des problèmes ou des embrouilles dans la classe. Du coup on a commencé a m’appeler l’agent corrompu vu que je ne prenais jamais parti. Puis quand j’ai commencé a flow, je me suis rendu compte que la vie c’est un 360, il y a toujours une facette positive et négative en toute chose. C’est d’ailleurs aussi cet aspect que j’essaie de mettre dans ma musique, tu verras toujours le bon et le mauvais chez moi.

          Prince: Alors Prince c’est mon prénom, ma mère m’a appelé comme ça, Prince Emmanuel. Ca fait 2 ans que je suis sur Montréal, j’ai toujours fait de la musique mais je voulais étudier l’image, j’ai donc fait un programme d’étude en Cinéma. A côté de ça j’ai travaillé dans un studio de musique à Ottawa Xx Temple, plus connu pour leurs collaboration sur les albums de Bisso Na Bisso, Youssoupha, ou encore Keny Arkana. Well j’ai visité montréal, rencontré les gars et puis nous voilà ici.

Pourquoi le titre de l’Ep est Distant Visions ?

            J.O: on a 5 chansons, ces chansons projettent ma visions en tant que personne, et ma vision en tant que membre de la Team Hurry Up. C’est donc deux visions qui vont très loin, trop loin. En partageant ma vision avec celle de 4 autres personnes, ça me donne de nouvelles lentilles, perspectives, ce qui fait que nous avons une vision vraiment à long terme et sur plusieurs plans simultanéement, d’où le titre Distant Visions.

            Samir: On veut que vous vous posiez la question de si nous sommes trop en avance ou pas, au final c’est juste une manière différente de voir les choses.

           J.O: c’est notre premier projet complet et professionnel aussi, et une bonne manière d’introduire ce qui est à venir.

Alors cette question j’y tenais un peu car je ne sais pas comment les gens l’on perçu mais moi j’ai adoré, so comment comprendre la pochette du follow the plan ?

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Samir: Alors ce qu’on essai de faire avec les artworks, c’est vraiment de faire réfléchir l’auditeur sur le meaning de la chanson, il faut que tout concorde, l’artwork avec la musique avec l’ambiance, l’instrumental avec les paroles. Donc celui-la c’est un labyrinthe, et les murs écrivent follow the plan, quand tu fais le labyrinthe, ça suit les lettres.
Ce qui est cool c’est que vu que nous sommes en 2013, nous sommes la nouvelle génération, avant les artworks c’était plus uniquement des covers , maintenant tout est disponible sur le net, il y a vraiment une place pour la créativité à ce niveau la.

Est ce qu’on peut déjà vous demander le titre du prochain album/mixtape/LP ?

          J.O: Alors ça va être un LP. C’est une mixtape mais disons que le niveau de travail que l’on va fournir dedans est tel qu’on ne veut pas se limiter a une appélation comme LP. Ce qui compte c’est que ce soit un bon produit. Le titre c’est « Corrupted World Solution » CWS baby !
Le concept est simple en réalité. Je te donne des formules pour solutionner ta complexité. T’es une personne complexe qui cherche à contrer ou à fuir la réalité, et bien moi en 14 chansons je te remet dans le droit chemin à travers des vibes et des sonorités différentes. Ca va vraiment être un super projet, il va être dégueulasse.

          Prince: Je suis en intégralité à la production so attendez vous à quelque chose de grand. Les fans de hip hop vont être content !

Ok mais est-ce que les fans de Hooks vont être content ?

         J.O: ok je vois que t’a calculé ! Well les hooks sont plutôt des balles en réserve qu’on garde pour le prochain projet, il faut que j’ai encore plus à offrir au fur et à mesure que le public et moi avançons.

J’ai vraiment l’impression en vous écoutant que vous avez su trouver l’équilibre entre rap un peu plus lyrical et rap festif, j’avais du coup envie de vous demander comment vous travaillez ?

        J.O: Alors j’écoute du hip hop depuis tout petit, je sais ce qui fait vendre, je sais aussi ce qui est old school car c’est ce que à la base j’écoute. Je te donne un exemple, K.Dot (Kendrick Lamar) il est complètement « old soul in a young body », donc il a beau être un rookie, il sait faire les moves qui sont bons pour faire vendre sa musique au public actuel en se faisant accepter par tous les OG.
Par contre, je ne saurai pas t’expliquer mon processus créatif, mais lorsque j’écoute un beat, je sais ce qu’il faut que je fasse comme move pour qu’il soit efficace, pour qu’il plaise. So comme je t’ai dis au début, mon personnage a deux facettes, il est corrupted, tu peux fumer ton weed mais il faut aussi être sérieux, je sais pas si tu me suis ? J’essai d’être en harmonie avec moi même, d’être entier, peut être est-ce cela que tu ressent que tu m’écoute.

Mais comment ça se passe au niveau de la composition des tracks ? Est ce que t’écris en meme temps que Prince compose ?

J.O: je m’adapte en réalité. Je peux écrire dans toutes les situations, pendant, après, avant … Ca dépend de à quel moment me vient l’inspiration à vrai dire.

Quel est votre morceau favoris de Distant Visions ?

        Prince: Above the law, car j’y ai joué la batterie live (Prince est multi-instrumentiste depuis ses 12 ans), le beat était pas facile, mais elle est géniale.

        J.O: musicalement Above the law c’est ma préférée, j’ai jamais entendu un beat comme ça. Mais lyricalement parlant ma préférée c’est 6th Sense, tu y entend un J.O très inspiré qui te raconte un morceau de sa vie qui l’a bouleversé, so c’est une chance de rentrer un peu dans ma tête.

        Samir: Je vais pas faire l’original je sais, mais pour moi c’est Above The Law aussi. C’est vraiment un nouveau genre, quand il a composé ce beat la, j’étais fou. Il me fait penser à un cirque, un carnaval !

J’ai vu et écouté votre nouveau morceau 700 ways, est-ce que vous allez garder le même cover pour le EP ?

Samir: hum on ne peut pas encore en parler, mais ce que je peux te dire c’est qu’on essai de donner une nouvelle façon de voir et percevoir la musique. Ce n’est plus seulement une expérience auditive, les gens oublient souvent la puissance d’une image.

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Parlez moi un peu du club soda, comment cela s’est passé pour que vous ayez cette plateforme ?

Samir: on est rentré par la grande porte, on a fait un concour organisé par l’ESBen, école du show business de montreal, ça permettait aux artistes de performer et d’organiser un show au club soda, le montant total du financement c’était 6000 dollars pour un passage un mardi soir !

Le concept c’était pas de rap ! Sauf que notre concept va au dela du rap. Ceux qui performent en musique ce sont des leaders d’opinion, des sortes de guides donc on a joué cette carte la. On a vendu un concept de mise en scène de live band sans rappeur. Donc pendant 1m30 on a joué sans Mc puis là, Jo arrive cagoulé, performe la première chanson, la moitié de la 2nd, enlève sa cagoule se présente, et pendant ce temps on continuait à jouer. BAM ! Standing ovation !
Regarde Jay z, lui il se voit comme un entrepreneur du rap, pour lui c’est un business et observe, il investit tout le temps dans un excellent Live Band. Juste après nous il y avait un rappeur avec juste un dj, il n’avait juste aucune chance niveau présence scénique face à un Live Band soutenant un rappeur. Et tu vois CWS c’est ce genre de projet, ce genre d’initiative ce genre de concept.

J’aime beaucoup poser cette question aux artistes que j’interview donc je vais vous la poser à vous aussi, qu’elle est selon vous l’identité musicale d’une ville comme montréal ?

          Le groupe: Il n’y a pas encore de touche ici à montréal, si je dois dire qu’une tendance se dégage, c’est celle du live. Il y a vraiment beaucoup d’activité live autour de montréal. Mais dans les sonorités mêmes je dirai que montréal n’a pas d’identité musicale bien assise.

Dans ce cas qu’est ce qui manque à montréal pour être perçue comme une vraie ville du hip hop ?

Samir: Il manque des preuves, des preuves irréfutables.

         J.O: C’est vrai mais au dela des preuves il faut aussi que les gens puissent voir que, ok ce type à quelque chose à dire, à montrer, il faut donc montrer un niveau de professionnalisme qui te donne assez de crédit auprès des gros poissons pour qu’ils te donnent ta chance, te donnent une plateforme.

La partie que beaucoup attendent à chaque fois dans l’interview, est ce que tu peux me citer 5 de tes influences, pas forcément influence dans la musique bien ?

       J.O: Une de mes premières influences c’est James Brown. C’était un grand vivant, peu importe la situation il ne montrait jamais ses faiblesses, toujours souriant, un jouisseur, un guerrier, et sa musique était incroyable.

Michael Jackson, je me vois beaucoup dans MJ. Dieu te donne un talent et ensuite toi tu dois le travailler, le pauffiner, j’aime aussi Big, il me fait penser à l’ex moi, un gars un peu léthargique mais doué d’un immense talent. Il y a Jay z, le petit de Biggie mais qui a appris des erreurs de celui ci. J’aime beaucoup Jay car il est perfectionniste et n’a pas peur de prendre des risques.

En dernier il y a Nas. C’est un underdog, il a beau être un des kings du hip hop on ne lui montre vraiment pas aujourd’hui le respect qu’il mérite et je trouve ça incroyable, question longévité, talent, constance, il y a tout chez Nas et j’admire ça. Surtout que bon, Nas a une histoire incroyable et il n’a plus rien à prouver même s’il est condamné quelque part aujourd’hui à défendre constament son art.

Qu’est ce qu’il y a dans le lecteur Mp3 de J.O ?

      J.O: Mostly Section 80 de Kendrick Lamar. J’écoute lamar depuis sa découverte par lil wayne circa 2008 alors qu’il trainait avec Jay roc. Alors quand section 80 est sorti, j’ai vraiment eu l’impression que musicalement il avait trouvé son identité, sa propre voix, une voie propre. Et il nous a présenté des mecs géniaux comme Ab Soul par exemple.

Avec qui aimerai tu travailler sur la scène internationale ?

      J.O: Scène anglaise, ce sont des avant-gardistes sans hésiter, une artiste comme Rita Ora par exemple, ce genre de calibre.

                    Ce moment que vous attendiez tous l’interview façon mon pote « B.Pivot » :

Quel est ton mot préféré ?
« Claro »

Quel est le mot que tu déteste ?

« hater »

Quelle est ta drogue favorite ?

« Marijuana baby »

Quel est le bruit que tu préfère ?

Le snare, la profondeur du Snare qui rentre dans le beat !

Quel est le son ou le bruit que tu détèste ?

Le crissement de la craie contre un tableau, ce genre de bruit stridents !! ça rend fou

Ton insulte, gros mots blasphème favorite ?

Mamahuevo ! Genre mira ese mamahuevo or rather dick sucker if i may in english.

Quel métier est ce que tu n’aurai vraiment pas pu faire ?

Je peux tout faire mais lol, j’aurai jamais pu bosser dans un abattoir.

Quel est la plante, l’arbre ou l’animal dans lequel tu aimerai te réincarner ?

Le requin ! C’est vraiment la mentalité dans laquelle je suis en ce moment.

Si tu venais a mourir demain et rencontrai Dieu, qu’aimerai tu qu’il te dise ?

T’a contribué, je pense que c’est la plus grande chose que le créateur puisse te dire avant de te laisser rentrer.

As tu quelque chose à dire à ceux qui comme toi veulent se lancer dans une carriere musicale ?

Il ne faut pas fermer de porte, il faut s’ouvrir aux gens et à la critique, prendre en considération ce que l’autre va te dire. Quand t’es un artiste, si tu ferme la porte aux autres, qui sont ceux qui te regardent, t’écoutent, s’ils n’aiment pas ce que tu fais et bien c’est terminé. Donc ouvrez vous, soyez réceptifs aux bonnes critiques.

Le Mot de la fin:

Humilité, confiance en soi, constance et acharnement au travail. Voila comment je pourrai résumer l’impression que j’ai eu après l’interview de ces trois talentueux jeunes hommes. Bien sur pour être exhaustif il faudrait que j’ajoute, un niveau de professionnalisme et de compréhension de l’industrie d’aujourd’hui assez impressionnant. Une alchimie visible entre les membres de l’équipe composée uniquement de fortes personnalités mais qui ne semblent pas s’entrechoquer les unes contre les autres.
J.O The Corrupted est définitivement un des groupes de la région du Québec que vous devez surveiller. Une sorte de parfait combo entre The Roots, Brother Ali, Jay Z ou même Black Milk.

Leur Ep « Distant Visions » est disponible en téléchargement en clickant sur la photo de l’Ep juste en dessous.

Enjoy !!!

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